L’Île des esclaves (Maritaux) (2010)

Présentation du spectacle

Mise en scène : André Valverde
2010
Tout public à partir de 13 ans - Durée : 1h15


L’Ile des esclaves est un espace de liberté : adieu aux conventions sociales, aux contraintes, aux lois et réglementations. Place à l’utopie !

À notre époque, alors qu’on prétend parfois que notre société a aboli la notion de “classe sociale”, ne serait-il pas intéressant, voir instructif, de revivre cette utopie proposée par Marivaux. Nos concitoyens les mieux “installés”, par exemple, pourraient alors échanger momentanément leurs conditions avec nos concitoyens dans l’impossibilité de “s’installer”.

Qu’il s’agisse de l’antique république d’Athènes et de ses esclaves, du servage médiéval, du commerce triangulaire ou de l’esclavagisme moderne… avec plus ou moins de violence, de maquillage, de réglementation, la relation maître-esclave perdure. Dès l’aube du siècle des Lumières, Marivaux nous livre avec sa pièce L’Ile des esclaves une ébauche de réflexion sur nos conditions respectives.

En nous proposant l’idée d’un jeu de rôle où le maître devient l’esclave et l’esclave le maître, Marivaux nous invite à une introspection sociale et élargit notre regard d’analyste. Ici pas “d’ascenseur” mais plutôt un “échangeur social”, juste le temps de mieux comprendre la nature de nos positions, de leurs fondements, de leurs mécaniques.

Nos intentions de mise en scène s’affirment tout d’abord par le choix des acteurs. Nos deux maître et maîtresse, Iphicrate et Euphrosine ne seront pas incarnés par des jeunes premiers comme il se doit, mais par des acteurs d’âge mûr marquant ainsi l’idée de force vieillissante singeant une éternelle jeunesse, alors qu’Arlequin et Cléanthis, les esclaves, déborderont naturellement de vitalité juvénile.

Distribution

Mise en scène : André Valverde
Arlequin : Ulrich Vautrin-Césaréo 
Cléanthis : Mylène Calà
Trivelin : Thierry José
Iphicrate : Jean-Marc Albert
Euphrosine : Brigitte Belle
Musique : Denis Rézard (composition et guitare)
Percussions : Jérémie Pontier
Scénographie : Eric Bécavin
Lumière : Rémi Marvier