Toiles sous toile
  • Sommaire

Une large partie de la population de Clichy-sous-Bois et Montfermeil vit comme une injustice le fait de ne pas disposer de salle de cinéma. Ce sentiment est renforcé par l’enclavement des deux villes qui limite les déplacements pour de nombreux habitants. Les villes voisines de Coubron et du Raincy ne disposent pas plus d’écran.

En l’absence de salle, et en dehors de certains dispositifs scolaires, aucun travail d’action culturelle autour du cinéma de création ne peut être entrepris à Clichy-sous-Bois et Montfermeil. Pour la quatrième année, le chapiteau de la Fontaine aux images situé à Clichy-sous-Bois met en place une activité de diffusion cinématographique de qualité consacré au documentaire : Toiles sous Toile.

Les habitants sont associés à la préparation du festival par des ateliers de programmation. La réalisatrice Nathalie Joyeux propose aux participants de découvrir un nouveau film documentaire à chaque atelier. A l'issue de chaque séance, on échange sur le film, chacun doit argumenter pour garder ou exclure le film. Les habitants décident des films qu'ils souhaitent montrer aux autres habitants, ils fabriquent leur festival.

Au-delà d’offrir une programmation cinématographique, le projet permet de lutter contre l’isolement, de créer des rencontres intergénérationnelles, des implications citoyennes, des ouvertures culturelles, la valorisation par la pratique artistique pour les populations des quartiers prioritaires. Les sujets abordés par les documentaires sont variés, une attention particulière est accordée aux œuvres travaillant des thématiques sociétales : éducation, consommation, mise en avant des valeurs citoyennes, combat des différentes formes de discriminations, ...

Par un Dossier de presse – Toiles sous toile programmation cinématographique exigeante, ce sont aussi des rendez-vous citoyens qui sont proposés. Lors de la manifestation Toiles sous Toile, les rencontres avec les cinéastes sous le chapiteau permettent de comprendre les enjeux cinématographiques, d’aborder les questions d’écriture et de mise en scène. Ces échanges qui suivent les projections aiguisent le regard critique de chacun sur un genre cinématographique encore mal connu du grand public. Le documentaire, outil de connaissance permet de nourrir notre vision du monde, de s’inscrire dans ce monde, de se construire tout simplement. Chacun est invité à s’exprimer, à échanger autour des documentaires. Les ateliers de programmation ainsi que le festival sont complètement gratuits pour le public...